Un nouveau commencement (chapitre7)


De retour en France, mon regard sur le textile a changé. Là où d’autres voient un tissu parfait, moi, je cherche l’imperfection qui raconte une histoire. Là où l’on attend d’un artisan qu’il cache, qu’il répare, je choisis d’honorer ce qui manque.

Je commence à expérimenter :

Superpositions d’étoffes légères pour suggérer plutôt que masquer.

Broderies dorées qui encerclent les déchirures sans les refermer totalement.

Créations textiles inspirées du wabi-sabi, où l’usure devient poésie.

Petit à petit, une nouvelle approche naît sous mes doigts. Je ne fabriques plus seulement des vêtements ou des tissus : Je raconte des histoires.

Un jour, alors que je termine une pièce unique inspirée de mon voyage au japon, je me rends compte que le fil doré de Takumi est toujours dans mon atelier.

Je le tiens entre mes doigts. Il brille doucement sous la lumière.

Un sourire me vient. Je n’ai pas fini d’apprendre, mais désormais, c’est moi qui tisse mon propre chemin.