Quand je relève la tête, Takumi me fixe, une lueur dans les yeux.
"Mon maître disait que certaines absences sont trop précieuses pour être effacées."
Il pose une main sur l’étoffe, caressant le contour de mon travail.
"Beaucoup passent leur vie à tenter de masquer leurs cicatrices, à rapiécer leur passé comme on cache une erreur. Mais parfois, la plus grande sagesse, c’est d’apprendre à les révéler.
Il marque une pause, puis ajoute doucement :
"Tu viens d’inventer ton propre fil."
Je comprends alors : ce n’était pas une simple leçon de couture, mais une transmission invisible.
Takumi Itsuki ne m’a pas seulement enseigné un art, il m’a offert une nouvelle manière de voir le monde.
Je ne suis plus seulement celle qui pose des questions. J’ai trouvé ma propre réponse.